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Les Papeteries du Marais

Découvrez les usines de la société des papeteries du Marais de la Vallée du Grand-Morin à travers un album photos.

Les Papeteries du Marais dans la vallée du Grand-Morin

Photographie sépia des papeteries du marais

Cliché Louis-Emile Durandelle

Le musée possède un ensemble de 44 photographies par Louis-Emile Durandelle, acquis en vente publique, appartenant à une commande plus complète, réalisée pour les Papeteries du Marais dans les années 1880 dans les usines de la société présentes dans la vallée du Grand-Morin, entre Coulommiers et La Ferté-Gaucher.

La technique photographique

Photographie sépia des papeteries du marais

Cliché Louis-Emile Durandelle

Il s’agit de tirages sur papier albuminé d'après négatif sur plaque de verre au collodion. Procédé inventé par Frederick Scott Archer en 1851. Il sera utilisé jusqu'en 1885, où il sera remplacé par l'émulsion à la gélatine.

Le collodion est un liquide sirupeux et opalescent qui provient de la dissolution du "coton poudre" dans une solution d'alcool et d'éther ("coton poudre" découvert en 1846 : puissant explosif obtenu par l'action de l'acide azotique sur le coton)

Le photographe : Louis-Emile Durandelle (1839 – 1917)

Photographie Sépia de la maison des propriétaires de la Papeterie du Marais

Cliché Louis-Emile Durandelle

D’abord associé à Hyacinthe César Delmaët (1828-1862), Louis-Emile Durandelle poursuit son activité de photographe avec la femme de ce dernier, Clémence Jacob, qu'il ne tarda pas à épouser.

Son œuvre est marquée par plusieurs reportages documentant les grands chantiers de la seconde moitié du 19ème siècle : construction du Nouvel Hôtel-Dieu en 1868, construction du Nouvel Opéra de Paris de 1865 à 1872, de l'église du Sacré-Coeur de 1877 à 1890, de la Tour Eiffel entre 1887 et 1889, de la restauration du Mont-Saint-Michel sous la direction de Corroyer, architecte des Monuments Historiques chargé de ce chantier de 1874 à 1889, des fouilles du Louvre entre 1882 et 1884.

Devenu veuf en 1890, il abandonne la photographie et cède son atelier à son assistant Paul-Joseph-Albert Chevojon (1865-1925).

Les Papeteries du Marais

Photographie sépia du moulin de Boissy

Cliché Louis-Emile Durandelle

Les sources les plus anciennes de l’installation de moulins sur le Grand-Morin remontent au 16ème siècle. Déjà, des moulins à papier étaient construits entre Jouy-sur-Morin et Coulommiers. Parmi ces moulins, celui de Sainte-Marie, ou du Gué-Josson, prit une certaine ampleur.

En 1785, Louis Delagarde, propriétaire des Papeteries du Marais, devint gérant des papeteries d’Arches dans les Vosges, près d’Epinal. De 1791 à 1795, les assignats sont fabriqués à Jouy-sur-Morin. Peu à peu ces unités de fabrication se modernisèrent et les machines à papier remplacèrent la fabrication manuelle.

En 1828, Félix Delagarde fonde les « Papeteries du Marais et de Sainte-Marie ». Cette société comprend alors treize moulins. En 1953, les usines d’Arches, de Johannot, du Marais et de Rives fusionnent en une seule société : ARJOMARI. ARJOMARI a désormais intégré le groupe international ARJO-WIGGINS APPELTON, et l’usine s’est spécialisée dans la production de papiers spéciaux. Depuis, l’unité de production a intégré le groupe canadien CASCADES.

A l’exception d’une seule unité, les usines de groupes présents dans la vallée sont aujourd’hui fermées. Deux d’entre elles, situées à Boissy-le-Châtel, connaissent une reconversion en étant investie par la Galleria Continua, galerie privée d’art contemporain, et par Lucy et Jorge Orta, plasticiens contemporains, qui y fabriquent et y déploient leurs installations.

Diaporama

Les Papeteries du Marais

Description de l'image

Cliché Louis-Emile Durandelle